Etudes clinique Publications v1.0

Méta analyse publiée en 1999 par Tim Guilmor, basée sur 231 enfants en difficulté d’apprentissage

1International Journal of Listening

Cette étude a été l’objet d’une publication pour une revue internationale (International Journal of Listening). L’utilisation de la méta analyse est un outil statistique très fiable qui permet de combiner les résultats expérimentaux de plusieurs recherches, afin d’en tirer des conclusions encore plus significatives.

Cette étude s’est basée sur les résultats de l’Audio-Psycho-Phonologie dans les publications suivantes:

2Dyslexiques, de 10 à 15 ans, sur une période de 2 années.

Les conclusions ont montré que l’Audio-Psycho-Phonologie obtient des résultats significatifs dans les domaines suivants:

3Recherche effectuée à Toronto sur un groupe de 400 enfants et adolescents ayant suivi des sessions d’Audio-Psycho-Phonologie.

Tous ces enfants présentaient des difficultés d’apprentissage bien documentées par des tests psycho-éducatifs. Les parents ont rapporté des progrès dans les domaines suivants:

Six mois après les sessions d’Audio-Psycho-Phonologie, 83% des enfants avaient maintenu et/ou continué de progresser, 14% avait maintenu quelques progrès et seulement 3% n’avait pas gardé les améliorations.

4H.A. Stutt, chercheur Canadien, a mis en évidence que l’APP apporte des changements significatifs dans les domaines suivants:

5Dans les années 80, le Ministère Français de l’Education a financé un programme d’Audio-Psycho-Phonologie dans plusieurs écoles.

Les enfants étaient choisis en fonction de leurs difficultés d’apprentissage. Les progrès observés par les professeurs et les parents ont permis de reconduire ce projet sur plusieurs années.

6En 1983, De Bruto a conduit en Afrique du Sud une étude sur l’efficacité de l’Audio-Psycho-Phonologie pour des personnes présentant un retard profond de développement.

Le groupe expérimental, formé d’enfants et de jeunes adolescents, âgés de 4 à 14 ans, partagé en trois groupes:

Groupe A : Application d’un programme d’Audio-Psycho-Phonologie et d’un programme de stimulation de la motricité.

Groupe B : Application d’un programme de musique (sans l’Effet Tomatis) et d’un programme de stimulation de la motricité.

Groupe C : Sans traitement.

Les tests psychologiques incluaient l’échelle de développement de Bailey. Les résultats des deux groupes expérimentaux (A et B) montrent une progression de l’âge mental. La progression du groupe A (stimulé avec l’Audio-Psycho-Phonologie) était significativement plus grande que celle du groupe B (stimulé avec de la musique).

Aucun progrès n’a été observé pour le groupe C.

7Apport de la Thérapie Tomatis dans un service de neuropsychiatrie

Apport de la Thérapie Tomatis dans un service de neuropsychiatrie

Conférence donnée au cours d’une séance organisée à l’Hôpital du Val de Grâce par la Société Médico-chirurgicale des Hôpitaux et Formations Sanitaires des Armées.

Recherche menée par le Dr Jean Raynaud, Médecin Chef du Service de Neuropsychiatrie de l’Hôpital Militaire Larrey.

Le groupe de patients :

45 personnes ont été traitées dont 13 femmes, 32 hommes et 6 enfants/adolescents.

Les problématiques étaient très variées :

Tous ont suivi une session Tomatis d’environ 60 heures réparties sur trois périodes, à raison de 2 heures par jour.

Résultats et commentaires :

8Effets Psychosomatiques :

Il s’agit d’un effet direct sur les effets somatiques de l’angoisse : sentiment associés à une détente du visage.

L’attitude corporelle se modifie : redressement du haut du corps, tête redressée, la colonne vertébrale est plus droite, le larynx appuie en arrière sur la colonne vertébrale.

La voix change, s’enrichie en harmoniques, devient plus nette et plus claire.

Effets sur les conduites Psychopathologiques :

Le patient verbalise les conflits parentaux, prenant une position d’objectivité vis-à-vis de ceux-ci. Il liquide en général en cela la relation ambivalente à la mère, avec parfois des souvenirs de la toute petite enfance.

Le sujet transgresse ses positions névrotiques pour s’autonomiser et libérer son langage qui devient instrument de communication authentique. Cela s’accompagne en général d’une augmentation très nette du désir de parler et d’enrichir son langage, effet particulièrement net sur les enfants.

Enseignements :

Ils sont multiples mais voici ce que l’on retient pour la pratique de la psychiatrie courante :

Il s’agit d’une approche originale à travers le test d’écoute, la parole et la voix, la latéralisation et le schéma corporel, finalement le langage dans son aspect sémantique.

Cette approche est non dénuée d’objectivité et est extrêmement personnalisée par rapport à l’abord nosographique, voire psychopathologique.

L’impact du thérapeute et de l’équipe thérapeutique apparaît très augmenté par les possibilités induites par les sessions.

9L’efficacité elle-même des sessions commande une réflexion nouvelle sur le langage et la parole.

L’efficacité elle-même des sessions commande une réflexion nouvelle sur le langage et la parole.

Cette efficacité augmente incontestablement la responsabilité du thérapeute qui doit assurer le passage à une conscience nouvelle, passage parfois critique, butant éventuellement sur une existence déjà engagée sur des bases névrotiques, confirmées par la complaisance de l’entourage.

Conclusions :

Que dire, sinon que l’audio-psycho-phonologie et l’apport théorique de A. Tomatis aux problèmes de l’oreille, de la voix et du langage me paraissent désormais difficilement pouvoir être passés sous silence.

Que la psychiatrie dans sa vocation neurophysiologique, psychopathologique et thérapeutique ne peut plus négliger cette contribution considérable, qui incontestablement suggère la possibilité d’une recherche qui se situerait au hiatus dramatique de la psychiatrie entre l’organo-fonctionnel et le psychopathologique, entre le sensoriel et le langage.

Qu’en particulier sur le plan de la prévention de la maladie mentale au niveau de l’enfant et de la famille, la dynamique engendrée par les sessions audio-psycho-phonologiques à travers les troubles du comportement, les difficultés du langage et de latéralisation et les retards scolaires, induits, apparaît tout à fait capitale par l’efficacité incontestable de cette thérapie.

Shmuel Haggaï 01 01 2018